La République démocratique du Congo (RDC) franchit un cap historique pour la préservation et l’étude de son exceptionnelle biodiversité. Les 28 et 29 avril derniers, un atelier national organisé à Kinshasa a acté le lancement officiel du Centre d’Expertise en Botanique Congolaise (CEBOC).
Portée par l’ONG Ucoopia et financée par l’Union européenne via le programme B4Life, cette initiative transforme un collectif informel en une association opérationnelle. Son ambition ? Faire de la RDC un pôle incontournable de recherche en taxonomie et en botanique à l’échelle du continent.
Une union sacrée pour la flore congolaise (avec une forte implication du Sud-Kivu)
L’événement a rassemblé plus de 70 spécialistes botanistes, taxonomistes et techniciens ainsi que des représentants d’institutions académiques et publiques de premier plan (dont l’UNIKIN, l’UNILU, l’UNIKIS, l’ICCN ou encore le Jardin botanique de Meise).
La province du Sud-Kivu a été particulièrement active lors de ces assises. Elle a été valablement représentée par l’Université Officielle de Bukavu (UOB). De plus, le Centre de Recherche en Écologie et Gestion des Écosystèmes Terrestres (CREGET) a pris une part essentielle aux discussions, sous la conduite directe de son Directeur, le Professeur Ahanamungu Makelele Isaac.
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Ensemble, ces acteurs ont posé les fondations d’un réseau national permanent visant à fédérer les herbiers, les universités et les centres de recherche du pays.
« L’objectif est de structurer durablement la recherche botanique en RDC autour d’une vision et d’une feuille de route communes », expliquent les organisateurs.
Cap sur 2026-2027 : 33 priorités scientifiques
Durant les deux jours de travaux, les participants ont validé les textes fondateurs du centre (Charte, Statuts et Règlement d’Ordre Intérieur) et ont identifié 33 priorités scientifiques cruciales pour l’avenir de la flore congolaise.
Le CEBOC dispose désormais d’une feuille de route claire pour la période 2026-2027. Celle-ci s’articulera autour de quatre axes majeurs :
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La consolidation institutionnelle du centre.
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L’animation et la dynamisation du réseau sur tout le territoire.
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Le renforcement des capacités des chercheurs et techniciens locaux.
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Le développement scientifique et la publication de travaux de référence.
Avec la naissance du CEBOC, la RDC se dote d’un outil stratégique pour valoriser son patrimoine naturel, consolider son expertise scientifique et répondre aux défis climatiques et environnementaux de demain.
Joël Mubake
