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Accueil » Forêt d’Itombwe : une dynamique paysagère en mutation face aux pressions humaines
Forêt d'itombwe

Forêt d’Itombwe : une dynamique paysagère en mutation face aux pressions humaines

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By SddNature on 14 février 2026 Biodiversité
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Une étude scientifique publiée en avril 2025 dans la revue Land, révèle les transformations profondes du paysage dans la réserve naturelle d’Itombwe et ses alentours entre 1990 et 2024, pointant une diminution significative de la couverture forestière et une progression inquiétante des zones agricoles et de savane.

Menée par Cléophace Bayumbasire Citwara, chercheur au Centre de Recherche en Sciences Naturelles de Lwiro (CRSN-LWIRO) et son équipe, l’étude s’appuie sur des analyses détaillées d’images satellitaires couvrant plus de trois décennies. Les scientifiques ont mesuré les changements dans la répartition des habitats naturels à l’aide de deux indicateurs de l’écologie du paysage, le pourcentage du territoire occupé par chaque type d’usage du sol et l’indice de la plus grande tache continue pour évaluer la fragmentation des milieux.

Forêts en recul, savanes et champs en expansion

Les résultats montrent que les forêts, autrefois largement dominantes dans la zone centrale de la réserve (près de 78 % de couverture en 1990), ont diminué à environ 60 % en 2024. Aux alentours de la réserve, la situation est encore plus alarmante : la couverture forestière est passée de près de 38 % à seulement 21 %. Cette perte s’explique principalement par l’expansion des champs agricoles et la progression des savanes, signes visibles des pressions anthropiques exercées par l’exploitation des terres pour les besoins alimentaires et économiques locaux.

De 1990 à 2024, la proportion de terres cultivées a connu une croissance notable, passant d’environ 4 % à plus de 10 % à l’intérieur de la réserve et jusqu’à près de 22 % en périphérie. Dans le même temps, les zones de savane ont augmenté, témoignant d’une transformation des paysages forestiers historiques.

Des paysages fragmentés, des écosystèmes fragilisés

Au-delà du simple recul des forêts, l’étude met en évidence une fragmentation croissante des milieux naturels. La réduction de la taille des grandes zones forestières continues affecte l’intégrité écologique de la réserve, rendant les habitats naturels plus vulnérables et isolés. Cette fragmentation a des conséquences directes sur la biodiversité, la régulation des climats locaux, et les services écosystémiques essentiels comme la captation du carbone et la préservation des sols.

Ces transformations sont attribuables à une combinaison de facteurs humains : l’extension des surfaces cultivées pour subvenir aux besoins des populations locales, l’exploitation du bois pour le combustible ou le commerce, ainsi que l’impact de conflits armés et de gouvernance limitée dans certaines zones rurales.

Un appel à des pratiques durables et à une gouvernance renforcée

Les chercheurs soulignent l’urgence d’adopter des stratégies de gestion durable des terres qui réduisent la dépendance aux ressources forestières tout en améliorant les moyens de subsistance des communautés locales. Parmi les pistes évoquées figurent le développement de pratiques agricoles durables, l’agroforesterie, la valorisation de ressources alternatives et l’appui à des politiques de conservation mieux adaptées au contexte local.

Selon les auteurs, il est également crucial de renforcer la gouvernance des zones protégées et d’élargir les efforts de sensibilisation auprès des populations vivant à proximité de la réserve. La protection de l’un des écosystèmes les plus riches de la RDC qui abrite une biodiversité unique et des espèces emblématiques dépendra de l’équilibre entre conservation, développement socio-économique et coopération institutionnelle.

Joël Mubake

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